25 juillet 2017

Cinéphilm

Président : Jean-Luc Clerjeaud

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Les passionnés de cinéma autour de Jean-Chartes Gaudin, se souviennent avoir connu le super 8, puis le 16 mm, puis le 35 mm… «Jusqu’alors, il s’agissait toujours de la pellicule argentique », se souvient Jean-Charles Gaudin. Il complète : « La première véritable évolution est venue lorsque le son a été travaillé directement sur ordinateur, pour être rajouté aux images. Enfin, ce fut le passage au tournage numérique qui marqua le virage important dès la prise de vues. Alors que nous étions habitués à économiser la bobine argentique lors de nos séances de tournage, les coûts ont été réduits avec le support vidéo. A la différence près que le coût de post-production est resté important… »
Le travail « tout numérique » a été mis en oeuvre pour la première fois avec “Sens Uniques”, une co¬production à laquelle participe Cinéphilm-Arexcpo : « C’est certainement cet aspect technique qui nous a valu une aide importante de la Région des Pays de la Loire » poursuit Jean-Charles revenant de la première séance de montage en post-production qui conclut : « L’évolution de la technique est une donnée que nous avons toujours considérée au service du résultat que nous cherchions à atteindre ».
Ce « moyen métrage », sur les écrans cinémas en mai 2003, fait suite à plusieurs productions dont l’écriture et la réalisation sont l’œuvre des membres de Cinéphilm. Des films de fiction ont été tournés en super 8 ; L’araignée (15′), Smokers (15′), L’ombre du silence (18′), Hélène (25′), Spécimen (15′), en films 16 et 35 mm : Casse-bonbon (20′) (année 1992), xXy (18′) (1995), Olivia (20′) (1997). Tous ont été largement récompensés et diffusés en festival, la plupart et parfois sur des chaînes du câble.
Collaboration à différents tournages, suivi de tournages etc. quelques films documentaires en préparation… complètent les activités de l’équipe.
La section, associée à l’origine aux photographes, est co-fondatrice de l’Arexcpo en Vendée en 1977. Elle s’est séparée de ses collègues de l’image fixe en 1981. Mais, ceux qui ont participé à sa fondation assuraient, dès 1975, les premiers « tours de manivelle » en filmant les enquêtes auprès de sonneurs d’accordéons et de violons. Les reconstitutions organisées par la F.A.P. et par le Comité des Usagers du Daviaud furent autant d’instants qui sont conservés grâce à la technicité et au talent des cinéastes de Cinéphilm. Par leurs fictions, ils fixent des scènes qui demain seront autant de témoignages d’un temps.

« Sens uniques », des énergies dans tous les sens
Le tournage ambitieux de « Sens uniques » pendant deux semaines, en mai 2002, a mobilisé les énergies autour des lieux de tournage montois: église, Super U, forêt, hôtel de la plage, centre gériatrique… et ce, grâce à l’aide financière de partenaires tels que : la Ville de Saint-Jean-de-Monts, le Conseil Général de la Vendée, la Région des Pays de la Loire, à Plan large, à Super U, à l’Hôtel de la Plage, au Centre gériatrique, à la Maison de retraite, à la Paroisse, à l’Arexcpo, etc. Remerciements aussi aux habitants qui collaborèrent comme jamais.
« Vingt-cinq techniciens et acteurs étaient sur le pont chaque jour. Une expérience incroyable avec de nombreuses prises de vue en pleine nuit, une météo pas toujours clémente, mais des gens motivés et bosseurs. Nous étions vraiment dans une ambiance de long métrage. Merci à eux !» s’enthousiasme Jean-Charles.
«Le film terminé fait une durée de 40 minutes.
En 2010, l’équipe se mobilise sur un nouveau projet, un film fantastique – le rêve de toujours pour les membres de Cinéphilm – avec un script qui attire l’attention de plusieurs professionnels, captés par un genre pas si souvent traité par le cinéma français et ce sera Scylla : 3 jeunes gens avides de baignades et de surf débarquent sur une plage à St Jean de Monts, bientôt refoulés vers la forêt. C’est là qu’ils vont être confrontés à une menace inattendue, une créature étrange …
Là encore, le tournage est effectué principalement de nuit et dans des conditions difficiles au cours d’une automne particulièrement humide et froid. C’est également la première fois que l’équipe est confrontée à la gestion d’effets spéciaux (animatronique, CGI …). Les techniciens recrutés et menés par Jeremy Caravita seront plus tard sollicités sur des projets hollywoodiens tels que Carrie et Wolverine.
Le film sort l’année suivante et sera très vite sélectionné dans des festivals consacrés au genre fantastique. Paris, Madrid et le très reconnu Gérardmer.

2018, un nouveau projet s’annonce – angoisse psychologique pour ce qui est du genre – de nouveaux défis à relever … c’est la règle. Entre-temps, il y aura eu pour Cinéphilm toute sorte de collaborations. OPCI, le festival théâtral de Fromentine, les concerts Légendes de Jimmy, l’éducation nationale … des docus, des clips, des captations de spectacles … etc